L'occlusion

 

En médecine dentaire, l'occlusion décrit la fermeture de la bouche lorsque les dents supérieure et inférieure entrent en contact. Cet état physiologique statique ne dépend pas uniquement de  la dynamique des muscles manducateurs (de la mastication) mais aussi de la gravité terrestre, des propriocepteurs desmodontaux, de réflexes multiples, des tensions ou phases de repos musculaires, de la vascularisation sanguine, de la posture, etc.

 

L’occlusion résulte des petits mouvements de la mandibule (machoire inférieure) qui aboutissent à l’intercuspidation des dents antagonistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malocclusion et dysfonction

 

La dysfonction occlusale touche non seulement les dents, mais également et surtout les muscles posturaux et les circuits réflexes qui commandent ces muscles.

 

Ces douleurs musculaires peuvent concerner la tête ou l’appareil locomoteur. Sourdes ou aigues ces myalgies finissent par s'opposer à l'endormissement ou à tout sommeil réparateur, ce qui induit une fatigue diurne (en journée). A la longue, l'épuisement s'installe et les relations sociales en sont fortement perturbées : familiales et professionnelles. Les consultations médicales se multiplient, mais sans apporter le moindre remède efficace. Le patient s'isole, déprime de plus en plus, à défaut de tout traitement étiologique efficace.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une occlusion parfaite c’est une intercuspidation maximale.
 

Elle permet un confort total et un équilibre des tensions musculaire et articulaire.

 

L'intercuspidation maximale c’est la position dans laquelle il éxiste le maximum de contact entre les dents des deux arcades. C’est un engrenage parfait des dents inférieures et supérieures, avec "les creux dans les bosses".

 

Facteurs de dégradation de l'occlusion
 
  • La déglutition salivaire atypique, ou prolongement à l'âge adulte de la déglutition infantile, induit une migration insidieuse des dents

  • Toute réduction du temps de repos physiologique des muscles responsables de la posture des mâchoires (muscles manducateurs), voire la disparition de ce repos musculaire en cas de bruxime. Ceci s'explique par la mise en place de compensations successives, statiques et dynamiques, ou cercles vicieux dégradant de plus en plus les structures anatomiques et la fonction manducatrice

  • Extractions dentaires sauvages ou non compensées

  • Extraction de dents saines

  • Extraction de dents de sagesses systématique

  • Dents abîmées génératrices d'une inocclusion ou sous-occlusion (absence de contact avec la ou les dents antagonistes)

  • Bruxisme (grincements de dents) générateur d'une usure prématurée des dents

  • Soins iatrogènes (obturation ou prothèse inadaptée, en surocclusion ou en inocclusion)

  • Meulages sélectifs

Conséquences d'une dysfonction occlusale
 
  • Nécroses aseptiques de dents ou abcès, suite à des micro-traumatismes répétés

  • Récession parodontale ou déchaussement d'une ou de plusieurs dents, d'origine non infectieuse.

  • Mise en souffrance et dysfonction de l'articulation temporo-mandibulaire (articulation de la machoire) (craquements, douleurs, ressauts)

  • Vrille et déséquilibre de la posture se traduisant par des problèmes musculo-tendineux (recours inconscient aux semelles orthopédiques, contractures, claquages, foulures, tendinite, arthrite, arthrose)

  • Dyskinésie occulomotrice et troubles de l'accommodation visuelle

  • Maux de tête, céphalées, migraines, douleurs posturales diverses de l’appareil locomoteur

  • Ronflements, apnée du sommeil, acouphènes

  • Dégradation à terme de l'état général avec évolution possible vers la fibromyalgie dans sa forme de fatigue chronique

  • Sommeil perturbé par les myalgies posturales (douleurs musculaires, crampes) et surtout en fin de journée : endormissement pénible, réveils nocturnes, fatigue chronique pouvant atteindre la dépression

Occlusion dentaire - Orthosmile - Cabinet Dentaire Abidjan - Chirurgien dentiste

 

Dans les conditions normales physiologique, l’occlusion se répète de 1'500 à 2'000 fois par 24 heures, lors de la déglutition de la salive et mastication alimentaire.